TMS par métier

TMS des soignants et des aides à domicile

Aides-soignants, infirmiers, auxiliaires de vie, aides à domicile : accompagner les personnes au quotidien sollicite fortement le dos et les épaules. Bonne nouvelle, des solutions éprouvées permettent de prendre soin des autres sans s’abîmer.

Par la rédaction de prevention-tms.fr · Mis à jour le 5 novembre 2026 · Sources : INRS

Plus de 80 %

des maladies professionnelles reconnues dans le secteur santé et aide à la personne sont des TMS

Environ 2/3

des accidents du travail en aide à domicile sont liés à la manutention manuelle

Dos et épaules

les zones les plus sollicitées par les transferts et les soins

Source : INRS, page Santé et aide à la personne.

Un secteur parmi les plus exposés

Hôpitaux, Ehpad, structures du handicap, services d’aide et de soins à domicile : dans tous ces lieux, une grande partie des accidents du travail est liée à la manutention des personnes et des charges. Les TMS qui en découlent pèsent sur la santé des professionnels, l’absentéisme, les inaptitudes et, au final, sur la qualité de l’accompagnement.

À domicile, les contraintes s’ajoutent : logements non adaptés, matériel absent ou inadapté, travail seul, temps de trajet et plannings serrés.

Les situations à risque

🛏️

Les transferts

Lit-fauteuil, rehaussement dans le lit, relever une personne après une chute : des efforts importants, souvent en torsion.

🧼

Toilettes et soins

Postures penchées et prolongées au-dessus d’un lit trop bas ou dans une salle de bains exiguë.

🧹

Entretien du logement

Ménage, lit à faire, courses à porter : des gestes répétés et des charges, en plus de l’aide aux personnes.

⏱️

L’organisation

Temps de trajet, plannings serrés, travail isolé et charge émotionnelle augmentent le risque de TMS.

Prévenir : ne plus porter les personnes

La prévention repose d’abord sur l’organisation et le matériel, avant les gestes :

1

Miser sur l’autonomie de la personne. La démarche ALM (Accompagner la mobilité), promue par l’INRS, consiste à s’appuyer sur les capacités de la personne aidée pour l’aider à bouger, plutôt que de la porter.

2

S’équiper d’aides techniques. Lève-personne, verticalisateur, draps et planches de glisse, lit médicalisé à hauteur variable : ils suppriment le port de la personne lors des transferts.

3

Évaluer avant d’intervenir. Au domicile, une visite d’évaluation permet de repérer les besoins en matériel et en aménagements avant les premières interventions.

4

Organiser le travail. Binômes pour les situations difficiles, temps de trajet réalistes, plannings anticipés, temps d’échange en équipe.

5

Former et accompagner. Formation aux aides techniques et à l’accompagnement de la mobilité, suivi par le service de prévention et de santé au travail.

Des ressources pour aller plus loin

L’INRS propose un dépliant sur la démarche ALM (ED 6415) et un guide pour choisir les aides à la manutention de personnes (ED 6414). Le programme TMS Pros de l’Assurance Maladie et votre Carsat peuvent aussi accompagner les structures, y compris financièrement pour certains équipements.

Questions fréquentes

Oui, sous conditions. La sciatique par hernie discale liée à la manutention de charges lourdes, y compris de personnes, relève du tableau 98. D’autres TMS, comme ceux de l’épaule ou du poignet, relèvent du tableau 57.

Le matériel médical est souvent prescrit au bénéficiaire. L’employeur doit de son côté évaluer les risques et organiser l’intervention pour éviter le port de charges, en lien avec la famille et les professionnels de santé.

Non. Elles sont utiles mais ne remplacent pas le matériel adapté et une organisation du travail qui supprime le port de personnes.

Sources

Cette page a une vocation d’information générale et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé ou de prévention.