TMS par métier

TMS au bureau et en télétravail : bien aménager son poste

Nuque raide, mal de dos, poignet douloureux : le travail sur écran semble peu physique, mais rester assis des heures dans une mauvaise posture use le corps. Au bureau comme à la maison, un poste bien réglé et des pauses régulières font toute la différence.

Par la rédaction de prevention-tms.fr · Mis à jour le 5 novembre 2026 · Sources : INRS

5 minutes

de pause toutes les heures pour bouger, recommande l’INRS

90°

l’angle cuisse-mollet visé en position assise, pieds à plat

1 bras

de distance environ entre les yeux et l’écran

Repères issus des recommandations de l’INRS pour le travail sur écran et le télétravail.

Le piège de l’immobilité

Au bureau, le risque ne vient pas de l’effort mais de la posture maintenue longtemps : tête penchée vers un écran trop bas, épaules crispées, poignets cassés sur le clavier, dos qui s’affaisse. Avec le télétravail, s’ajoutent souvent un ordinateur portable utilisé seul, une table de cuisine en guise de bureau et des journées sans coupure.

Le stress et la charge de travail jouent aussi : ils augmentent les tensions musculaires et réduisent les pauses.

Les situations à risque

🖥️

Écran mal placé

Trop bas, trop loin ou de côté : la nuque se penche ou se tord pendant des heures.

🖱️

Souris et clavier

Poignet en extension, avant-bras sans appui, souris trop éloignée : poignet, coude et épaule souffrent.

💻

Portable seul

Écran trop bas et clavier trop haut : impossible d’avoir une bonne posture sans accessoires.

🪑

Assis toute la journée

Sédentarité, siège mal réglé, peu de mouvements : le dos et la circulation en pâtissent.

Les bons réglages, au bureau comme à la maison

Les recommandations de l’INRS tiennent en quelques réglages simples :

1

Régler le siège. Pieds à plat au sol ou sur un repose-pieds, cuisses et mollets formant un angle droit, dos soutenu par le dossier, coudes près du corps.

2

Placer l’écran. Haut de l’écran au niveau des yeux, à environ une longueur de bras, perpendiculaire à la fenêtre pour éviter les reflets.

3

Équiper l’ordinateur portable. Le surélever sur un support et le relier à un clavier et une souris séparés, ou à un écran fixe.

4

Bouger régulièrement. Une pause de quelques minutes toutes les heures, alterner assis et debout, se lever au téléphone, faire quelques étirements.

5

Organiser le télétravail. Un espace dédié et calme, des horaires définis et le respect du droit à la déconnexion.

Et l’employeur ?

Le télétravail doit être intégré à l’évaluation des risques de l’entreprise, dans le document unique. L’employeur reste tenu aux mêmes obligations de santé et de sécurité : informer et former les salariés, faciliter l’accès aux outils, évaluer la charge de travail et faire respecter le droit à la déconnexion, dans le cadre d’un accord, d’une charte ou d’un accord individuel.

Questions fréquentes

Les règles de prise en charge du matériel sont fixées par l’accord collectif, la charte ou l’accord individuel de télétravail. Dans tous les cas, l’employeur doit évaluer les risques et prendre des mesures de prévention adaptées.

Non, mais alterner les positions est bénéfique. Se lever régulièrement, marcher pendant les appels et faire des pauses actives produit déjà un effet.

Un TMS peut être reconnu en maladie professionnelle s’il remplit les conditions d’un tableau, quel que soit le lieu de travail. Un accident survenu au domicile pendant le télétravail est présumé être un accident du travail.