TMS par métier
TMS en agriculture : le premier risque pour la santé des agriculteurs
Taille, cueillette, traite, conduite d’engins, port de charges : en agriculture, les troubles musculo-squelettiques représentent l’immense majorité des maladies professionnelles. Exploitants comme salariés sont concernés.
Par la rédaction de prevention-tms.fr · Mis à jour le 5 novembre 2026 · Sources : MSA, INRS
93 %
des maladies professionnelles reconnues en agriculture sont des TMS
32 %
des TMS concernent le canal carpien, devant l’épaule (30 %) et le coude (17 %)
49 jours
d’arrêt de travail en moyenne pour un TMS
Source : Observatoire des TMS de la MSA, cité par Réussir (2021). Données pouvant varier selon les années et les filières.
Un enjeu majeur pour la MSA
En agriculture, la santé au travail relève de la MSA (Mutualité sociale agricole) et les maladies professionnelles des tableaux du régime agricole. Les TMS y occupent une place écrasante : ils touchent les salariés agricoles comme les chefs d’exploitation, avec un impact fort sur la capacité à poursuivre l’activité, en particulier en fin de carrière.
Gestes répétitifs, efforts, postures penchées ou bras levés, vibrations, froid et pics d’activité saisonniers se cumulent souvent.
Les situations à risque
🌱
Taille et cueillette
Sécateur actionné des milliers de fois, bras levés en arboriculture, dos penché ou à genoux pour le maraîchage.
🥛
Traite et élevage
Bras levés et gestes répétés en salle de traite, manipulation et contention des animaux.
🚜
Conduite d’engins
Vibrations transmises au corps entier, montées et descentes de cabine, torsions du tronc.
📦
Port de charges
Sacs, caisses, bottes, outils : des charges lourdes, souvent au sol ou à bout de bras.
Les TMS les plus fréquents dans ce métier
Les membres supérieurs sont les plus touchés, suivis du dos :
Prévenir : des solutions par filière
Les solutions les plus efficaces combinent matériel, organisation et accompagnement :
Mécaniser et assister. Sécateurs électriques, plateformes de cueillette, chariots de récolte, aides à la manutention, transporteurs : moins de gestes et de charges.
Adapter les installations. Quai de traite réglable à la taille du trayeur, tables de conditionnement à bonne hauteur, organisation des bâtiments pour limiter les ports.
Réduire les vibrations. Sièges suspendus bien réglés, entretien des engins et des pistes, pauses lors des longues périodes de conduite.
Organiser la saison. Rotation des tâches, pauses, accueil et formation des saisonniers, anticipation des pics de travail.
Se faire accompagner. Les équipes santé-sécurité au travail de la MSA (médecins du travail, conseillers en prévention) aident à analyser les postes et à trouver des solutions.
La MSA vous accompagne
La MSA propose des conseils, des formations et des aides financières pour certains équipements de prévention destinés aux exploitations et aux entreprises agricoles. Contactez le service santé-sécurité au travail de votre caisse de MSA.
Questions fréquentes
Un TMS peut-il être reconnu en maladie professionnelle pour un exploitant agricole ?
Oui. Les non-salariés agricoles sont couverts par l’assurance accidents du travail et maladies professionnelles des exploitants (ATEXA), et les tableaux du régime agricole s’appliquent, comme pour les salariés.
Quels sont les métiers agricoles les plus exposés ?
Viticulture et arboriculture (taille, récolte), maraîchage, élevage laitier (traite), travaux en entreprises de travaux agricoles et en coopératives, avec des différences selon les filières.
Les saisonniers sont-ils concernés ?
Oui, d’autant plus qu’ils découvrent souvent le poste au moment des pics d’activité. L’accueil, la formation et la rotation des tâches sont essentiels.
Sources
- MSA – Observatoire des TMS (bilan 2012-2016)
- Réussir – Les TMS, des pathologies majeures au travail
- INRS – Troubles musculosquelettiques
Cette page a une vocation d’information générale et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé ou de prévention.
